Formation libraire, premier contact

Lorsque l’on commence un Master dans l’édition, nos attentes sont plus ou moins fixées. Chaque Master a ses spécificités, ses lots de surprises, ses moments de joie et de doute… Tout n’est pas parfait mais rien n’est foncièrement mauvais. Du 8 au 9 octobre, nous avons pu mettre en pratique l’aspect professionnalisant du nôtre.

12209043_10200959022293218_212636526_oNous avons assisté pendant une semaine à une formation libraire avec Monsieur David Alliot, formateur à l’Institut National de Formation de la Librairie (INFL) et professionnel du milieu, ayant travaillé dans plusieurs maisons d’édition, comme auteur anonyme en prêtant sa plume pour autrui ou encore comme auteur spécialiste d’Aimé Césaire et Louis-Ferdinand Céline. En tout et pour tout, il s’agit d’un spécialiste du monde du livre. Il n’est pas là pour nous décourager à travers son cours magistral, mais pour nous apporter tous les outils nécessaires, au cas où notre chemin se verrait prendre le tournant de la librairie.


12207381_10200959022413221_1198699732_oCeux à qui il s’adresse ?

Un groupe d’étudiants, avec une soif  de connaissance et une curiosité de découvrir tous les acteurs de la chaîne du livre, tout en croisant le point de vue de l’éditeur et du libraire. Étaient présents les étudiants de la Licence Professionnelle de Mulhouse : une belle opportunité pour rapprocher les futurs professionnels du milieu du livre et de créer de nouvelles affinités.

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Mais à quoi ressemble une formation librairie ? Cela commence d’abord par une présentation de la Loi Lang. Conçue en 1981, elle est à la base de la commercialisation du livre en France. C’est grâce à elle, que depuis, le livre a un prix unique. Ce prix est fixé par l’éditeur ; le libraire se doit donc de respecter ce prix et ne peut le baisser que de 5% maximum, pour faire une remise au client. À l’époque, cette nouvelle loi est appliquée pour protéger les petits points de vente qui favorisent la qualité contre les grandes surfaces, qui elles, favorisent la quantité.

Ensuite, les Conditions Générales de Vente, dont le concept était auparavant vague dans nos esprits, ont été mises au clair. Il s’agit d’un contrat entre le libraire et l’éditeur ou le fournisseur, renouvelable tous les ans. Ces CGV établissent les échéances redevables à l’éditeur, ainsi que les pourcentages de remise accordés par celui-ci. Ce qui veut dire, attention, que les livres n’appartiennent pas au libraire, mais qu’il doit les vendre avant de pouvoir les payer à son tour. La distribution et la diffusion des livres ont pareillement fait leur apparition au long du cours magistral, pour finalement se poser la question: qu’est-ce qu’un libraire ? Des concepts et des définitions qui ressemblent à du charabia lorsque l’on débute mais qui sont indispensables pour comprendre de quoi il en retourne. C’est pour cela qu’il est avantageux de faire des exercices cherchant à déterminer les bénéfices d’une librairie lambda, pour découvrir que même quand le chiffre d’affaire est bon, les bénéfices sont maigres. Cela reste un métier de passionnés, tout comme dans le monde du livre, où il faut savoir faire l’équilibre entre le businessman et l’enthousiaste littéraire qui est en nous.

En somme, si nous aimons ce que nous faisons, nous n’avons pas l’impression de travailler.

Rédigé par Camille Therville, Anaïs Tomàs, Marcela Morales

Photos : Camille Therville

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