Comic Con 2015 : comics un jour, comics toujours !

Photographie d'une des pièces de l'exposition "Batman : sous le masque et la cape / cékedubonheur" au Comic Con 2015 à Paris. Ici, Batman se pare de nuances violent, qui se reflètent comme le pétrole à la lumière. Le buste, ouvragés et constitué de plusieurs pièces, est couronné par le masque si apprécié lui aussi revêtu de cette même robe violacée. De la cape qui s'échappe du dos du buste se laisse s'échappe un autre masque qui prend la forme d'un visage humain, teinté également de reflets pétroliers.
Batman revisité, exposition « Batman : sous le masque et la cape / cékedubonheur », Comic Con Paris, 25 octobre 2015. Buste en fer et étain réalisé par Arthur Platel. Photo : Claire Lebreton

Un Dark Vador et sa garde royale, un Batman et un Robin peu communs, une horde de Deadpool, quelques Starks et j’en passe. Ici, il y a des cosplays à en perdre la tête, c’est ça l’esprit du Comic Con. Du moins en partie, car ce festival célèbre bien plus que cela. Le Comic Con Paris, qui s’est tenu du 23 au 25 octobre à la Porte de la Villette, est l’un des plus importants festivals de Pop culture. Centré sur la bande dessinée, le cinéma, les séries TV et le gaming, il permet aux maisons d’édition spécialisées telles que Les Éditions de l’Homme Sans Nom, Panini Comics et Les Humanoïdes Associés d’exposer leurs collections, mais aussi au public de rencontrer des auteurs, des illustrateurs, des créateurs de jeux ainsi que des acteurs de séries. Des conférences se déroulent tout au long des journées autour de thèmes variés liés aux bandes-dessinées, au cinéma et autres. Des espaces pour les dédicaces, des stands de jeux de sociétés où l’on pouvait voir des Assassin’s Creeds, des Yodas et autres s’affronter, des stands de maquillage, ainsi que des studios photo (être photographié avec des dinosaures ou Dark Vador, c’est cool !) se multiplient dans le hall. Et bien sûr, des dizaines de stands vendent figurines, vêtements, livres, jeux de sociétés, etc. Impossible de repartir les mains vides ! (Je ne fais aucune mention de mon cas, bien entendu…)

Chose intéressante, des allées sont dédiées aux artistes et illustrateurs indépendants. Ils y exposent leurs œuvres et dessinent devant vous, de quoi admirer de vrais talents ! Grâce à cette occasion, j’ai pu rencontrer Mathias Fourrier. Stewart de métier, ce passionné de dessin a créé sa propre maison d’édition et s’autopublie à ce jour. Après avoir confié une histoire qu’il a lui-même créé, à un ami pour l’illustrer, il se décide à l’illustrer lui-même. Cependant, il ne trouva aucune maison d’édition acceptant son projet. Il se décida alors à publier sa première bande-dessinée par lui-même et à créer sa propre maison d’édition nommée « Méga Low comix ».

Pourquoi ce titre ? Mathias me répond que ce travail et son expérience lui font des « low » (bas en anglais), et des « méga » surprises ou des « méga low »… Très fier de son travail, il est satisfait de son œuvre et de lui-même, donc mégalomane, mais comme de nombreux artistes il s’en trouve très vite déçu d’où le « méga low »… En effet, Il me confie avoir eu beaucoup de difficultés à bâtir son projet, il a dû apprendre tout du début jusqu’à la fin, notamment l’utilisation des logiciels InDesign et Illustrator, l’exportation en PDF pour l’imprimeur, etc. Son histoire créée en 2002, mit 13 ans avant de voir le jour. Il me raconte que c’est un dur travail où il faut gérer tout de A à Z et que cela prend du temps. Pour vous donner un ordre d’idées, pour une planche et à la main, il a mis cinq heures pour le dessin, c’est-à-dire le tracé, et six heures pour les couleurs ! Imaginez pour une œuvre de 40 planches, sachant qu’une planche est égale à une page, qu’il faut ensuite numériser et revoir aux logiciels pour un meilleur rendu pour l’impression. Cela va s’en dire que le travail d’auto publication d’une BD est énorme surtout pour un débutant sans connaissance du monde de l’édition. Mais la satisfaction de savoir et de voir son livre achevé, vaut la peine du travail. Mathias Fourrier dispose d’un site internet : Mega-low-comix.com, qui suit son aventure et vous présente ses publications, dont sa première bande-dessinée appelée L’écume des ours publiée cette année et qu’il présenta au Comic Con.

Mathias Fourrier, L’écume des ours, éd. Mega Low Comix, novembre 2015 (couverture et première page)

Au Comic Con, comme dans tous les salons, on se balade et on découvre pleins de choses sympathiques et surprenantes, comme cette exposition appelée « Batman : sous le masque et la cape / cékedubonheur ». Y étaient exposéses sculptures de différents costumes de Batman repris par des artistes.

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Certains faisaient ressortir le côté sombre du personnage avec des sculptures étranges voire effrayantes : sa double identité avec l’idée d’un masque de théâtre rajouté, sa rivalité avec son pire ennemi, le Joker, et d’autres peut-être moqueurs avec des couleurs vives, contraires à l’univers de Batman (Le Joker est-il passé par ici ?).

De plus, ces sculptures étaient mises en vente aux enchères au profit de l’association Cékedubonheur, animée par Omar Sy en personne, étant pilote de l’association caritative avec son épouse Hélène Sy, de quoi ravir les fans.

Une des conférences fût particulièrement intéressante. Donnée par le Masterclass Canalplay et animée par Vincent de Monfreid, « Creature Design » dévoilait les coulisses des séries et des films notamment sur les maquillages et les créations de personnages fantastiques ou hors du commun, tel que les zombies ou les sirènes. C’est justement à cette occasion que Vincent de Monfreid et deux coéquipiers ont transformé un mannequin en sirène en démontrant les diverses techniques de moulages en silicone, de poses de masques, de maquillages à l’aide de pinceaux, et d’un aérographe. Il explique premièrement que les créations des personnages se font à la demande de l’équipe éditoriale même si leurs attentes sont imprécises. La liberté de création est rare, il peut proposer des idées ou des dessins que les producteurs peuvent accepter ou refuser, mais la plupart du temps, il crée à partir des exigences de la production. Ensuite vient l’étape de la conception avec les moules en silicones et autres matières. L’animateur fait une référence à une émission américaine nommé « Face-off » qui montre le travail accompli par les maquilleurs. Il s’agit d’une compétition entre candidats pour la meilleure réalisation sur un thème donné. Cette émission permet un aperçu du travail compliqué et long qu’ils peuvent produire même si plus de la moitié du travail n’est pas montré à la caméra. Vient ensuite la pose des masques puis le maquillage avec des techniques comme le pinceau ou l’aérographe, à l’aide de peintures comme celle à l’eau. Bien sûr d’autres artifices tels que les faux-cils, le maquillage que nous pouvons utiliser tous les jours, et les costumes, font partis intégrantes de la création du personnage. Un travail comme celui-ci peut durer des heures et Vincent de Monfreid explique que les acteurs viennent 3 à 4 heures avant le début du tournage pour se préparer. Un travail, long et compliqué qui peut faire appel à des équipes de 40 personnes comme pour la série Walking Dead.

Enfin si nous pouvions qualifier le Comic Con en quelques mots, je dirai que cet événement est un rendez-vous incontournable pour les fans de Pop culture, qu’il s’agisse de l’univers Marvel ou DC comics, des jeux vidéo ou des séries TV et autres. Il permet d’être dans son monde entouré de fans comme nous, de rencontrer ses personnages préférés, et des acteurs. Cependant, même les moins connaisseurs ne seront pas perdus. Les auteurs et les participants sont toujours ouverts à la discussion et enthousiastes lorsqu’il s’agit de faire découvrir leurs œuvres et leur environnement.

Rédigé par Claire Lebreton

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