Parlez-moi d’amour : « le fanzine qui vous chatouille de l’intérieur »

 

Parlez-moi d'amour, "La Divine Comédie", numéro 8, Éditions Parlez-moi d'Amour. Couverture réalisée par Justin Boillon. Sur cette couverture, plusieurs images s'entremêlent : dieux grecs qui se prélassent et statues antiques sur un fond bleuté pour un numéro tout en volupté. Le titre du fanzine se présente comme une bannière qui occupe la partie supérieure de l'image.
Parlez-moi d’amour, « La Divine Comédie », numéro 8, Éditions Parlez-moi d’Amour, 2015. Couverture réalisée par Justin Boillon.

Qui a dit que l’érotisme se devait d’être de mauvais goût ? N’en déplaise à quelques ignorants, Parlez-moi d’amour ose et dégaine ses images, tantôt puissantes et colorées, tantôt teintées des réminiscences d’une époque révolue. Une vision moderne d’un art – car l’érotisme est un art, qui ne peut se résumer à quelques feuilletons de mauvais goût diffusés à l’orée de la nuit ­- trop souvent affilié à la pornographie, qui tend à délaisser la narration émotionnelle au profit d’une mécanique huilée.

Vous l’aurez compris, Parlez-moi d’amour, c’est l’infusion de l’éros, ce bon vieil Éros, dans l’esprit et le trait des illustrateurs toujours plus nombreux à participer à ce projet collaboratif, et qui se laissent gaiement aller à la libération de leurs passions.

Toujours dans la justesse et jamais dans l’abus – quoi que l’on peut s’interroger à la vue de la guirlande mammaire qui, face à notre œil perplexe et amusé, se répand comme une ola accueillante à l’entrée de leur site internet -, Parlez-moi d’amour a cette aura réconfortante et représente ce petit éclat d’espoir, ce court instant d’épiphanie face aux dizaines de publications-torchons pullulantes qui entretiennent innocemment les tabous hérités d’un autre siècle, tout en déchargeant une hypersexualisation à tout va. Parlez-moi d’amour craquèle cet univers, à la manière d’un souffle brûlant sur un terreau de glace.

Parlez-moi d’amour est né en 2013 de la fusion des esprits créatifs de quatre étudiants en art : Justin Boillon, Célia Housset, Julien Mindel et Ferdinand Stephane-Coldefy.
Illustrateurs, auteurs, ils se sont réunis autour de la volonté de créer un projet collaboratif original qui aurait l’occasion de réunir autant d’influences qu’il a de participants. Face à un thème encore et toujours subversif, leurs planches délicieuses nous régalent. On en redemande.

Rédigé par Bérangère Huguet

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