Review: Festival d’Angoulême 2016

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Rue d’Angoulême Copyright Sandrine Libner

Tous les ans, au cœur du centre ville d’Angoulême, se tient pour le plus grand bonheur des amateurs de bandes dessinées le très célèbre festival international de la BD. Avant de vous donner un aperçu de cette 43ème saison qui s’est tenue du 28 au 31 janvier, revenons brièvement sur ce qu’est exactement ce festival.

Une petite remise en contexte…

Depuis 1974, cet évènement annuel est l’occasion pour les passionnés de se retrouver au cœur de divers débats et rencontres avec des professionnels où, entre expositions et spectacles, de prestigieux auteurs et illustrateurs se font un plaisir de vous accorder leur dédicace.

En effet, depuis sa création, de grands noms parcourent l’histoire de ce festival, dont celui d’Hergé qui dessine en 1977 la première affiche en couleur du Salon.

Mais c’est aussi bien évidemment l’occasion d’y découvrir le travail de nombreux auteurs qui nous étaient alors jusque là inconnus.

En 1990, un « Marché international des Droits » y est créé.
Ainsi, des éditeurs du monde entier se réunissent dans le but de négocier l’achat et la vente de droits d’utilisation de personnages et d’œuvres de bande dessinée.

C’est en grande partie cette nouveauté qui renforcera l’aspect professionnel du Salon ainsi que sa notoriété internationale.

S’il existe d’autres festivals francophones du même genre (le festival Des Callanques et des Bulles à Marseille, Bulles en Valles à Saint-Denis-en-Valle ou encore la Japan Expo qui se veut plus spécifique), celui d’Angoulême et sans aucun doute le plus important et le plus connu.

Durant ces quatre jours d’effervescence, plusieurs prix sont décernés.

Notre reporter Sandrine est donc parti sur le terrain pour vous donner ses impressions et vous révéler bien d’autres choses et notamment entre autre, si vous ne le savez pas encore, le nom du gagnant du Fauve d’or (qui récompense l’album paru en 2015) ainsi que celui du tant convoité Grand Prix qui récompense un auteur pour l’entièreté de son œuvre !

C’est pour la deuxième fois que j’ai eu la chance de pouvoir me rendre au Festival International de la Bande Dessinée. Ce qui est sûr, c’est que durant ces quatre jours orchestrés avec soin et ponctués par ces fameuses cérémonies de remises de prix, on ne trouve pas le temps de s’ennuyer ! Je trouve cet endroit réellement magique. Pour vous faire part de mon expérience, je vais vous détailler les lieux clefs, immanquables si vous décidez de vous y rendre un jour. La ville d’Angoulême exploite tous les espaces nous invitant ainsi à nous balader dans toute la ville. Jamais nous ne nous lassons des musées, sans cesse agrémentés d’expositions dédiées à l’événement.

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La carte du festival

Je divise toujours le festival en trois zones pour rendre ma visite organisée afin de ne pas en louper une seule miette. Ma première zone se situe aux alentours du musée de la Bande Dessinée. Ce musée nous offre une vue complète de l’histoire de la bande dessinée et accueille chaque année une exposition temporaire. Cette année, Lucky Luke était à l’honneur ; il a d’ailleurs lui-même accueilli les visiteurs avec son fidèle compagnon Jolly Jumper..! Toujours dans le même quartier, nous avons le pavillon des jeunes talents qui présente ses compositions et accueille des expositions, des conférences ou encore des ateliers. Pour finir cette zone nous avons la Cité de la BD qui présente des expositions. Cette année c’est une magnifique exposition sur la risographie qui a été présentée.

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Lucky Luke à Angoulême

Copyright Sandrine Libner

La deuxième zone se situe en plein centre-ville. Il y a tout d’abord le Musée d’Angoulême, qui en plus de son exposition permanente a accueilli cette année l’exposition Interduck qui consiste à prendre une sélection d’œuvres connues en les reconstituant avec des canards pour personnages. C’est également dans cette zone que cette année nous avons eu l’occasion de retrouver, le long des remparts, l’exposition de la première bande defilée Phallaïna.

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Une rue d’Angoulême avec ses visiteurs. Copyright Sandrine Libner

Le conservatoire et le théâtre sont eux aussi réquisitionnés pour abriter des conférences, des spectacles, des concerts et des expositions. Au centre ville, vous trouverez également deux grands halls : celui de la para-BD, pour la plus grande joie des collectionneurs, ainsi que celui Place de New York qui réuni de nombreux éditeurs proposant un grand nombre d’ouvrages de Bande dessinée dite Alternative.

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Un stand dans l’un des Halls des Bulles. Copyright Sandrine Libner

Et pour finir : la zone trois. Cette dernière zone est dédiée à l’espace polars SNCF, qui chaque année, propose de nombreuses animations durant toute la durée du festival pour à la fin élire un titre, celui du Polar SNCF. Non loin se trouve l’espace Franquin qui accueille lui aussi des animations telles que les rencontres dessinées. Puis, il y a les trois halls les plus importants. Deux d’entre eux concernent le « Monde des Bulles » où se trouvent les grands éditeurs qui présentent leurs titres parfois dédicacés. L’enseigne Cultura y est également présente et se montre très active par ses diverses activités et animations. L’accès à ces halls est plus ou moins compliqué suivant le nombre de passionnés désirant y accéder, sans oublier que cette année la sécurité était au niveau maximum avec les contrôles vigie-pirates quasiment omniprésents. Enfin, c’est dans cette zone que l’on retrouve le Hall du marché aux droits et licences réservé aux professionnels.

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Un  chat qui se promène dans la rue.

Pour terminer, je peux dire que c’est plein d’étoiles dans les yeux que je suis rentrée à Strasbourg, mes valises pleines de bandes dessinées et un mal à l’épaule droite après avoir porté durant deux jours des cabas remplis. Cependant, je recommencerai l’année prochaine. Ce festival est bien plus qu’un salon du livre, c’est un vrai moment culturel qui nous baigne dans le monde de la bande dessinée tout en offrant un petit city tour d’Angoulême, une ville que j’apprécie particulièrement pour sa culture, ses atouts architecturaux et ses panoramiques bluffants.

Et comme promis, les noms des grands vainqueurs de cette année que vous pouvez retrouver sur la page officielle du festival.

Rédigé par Paola Choulgan & Sandrine Libner

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