Mon stage qui presse

Depuis le 26 avril 2016, j’effectue mon stage court à Paris VIII dans le quartier de la Madeleine. Mais pas le temps de flâner comme une touriste, l’heure est au travail et à la découverte d’un monde complexe : la presse spécialisée.

Le groupe de presse dans lequel je me trouve, se nomme Partenaire Media Publishing et édite le magazine E.D.I. (Essentiel de la Distribution Informatique). Ce dernier est gratuit et à destination des professionnels de l’informatique (marques, revendeurs et grossistes). Dans le jargon professionnel on appelle cela « B to B » soit Business to Business, bon, je pense que vous avez compris. Ils ne sont pas beaucoup, 9 au total, une Start up qui fonctionne très bien depuis cinq ans et qui travaille en Open Space.

Mon poste principal est secrétaire de rédaction mais en réalité je touche à tout. Je passe de rédactrice en chef, journaliste, Community Manager, maquettiste et même chargée de l’application mobile. Tout un programme ! Mais quel délice. Tous les métiers sont liés, il n’est pas possible de travailler dans son coin. Mes journées sont rythmées par l’explication de tous leurs logiciels, leurs méthodes de travail, les tâches de chaque fonction et surtout la correction typographique. Mais qu’est-ce que c’est ? C’est simple, correction d’orthographe et de syntaxe, reformulations et même recherches incessantes sur le sujet. Car même si nous faisons confiance aux journalistes, s’il y a une erreur c’est inacceptable. C’est donc un travail de vérification à tous les niveaux. De plus, il y a un protocole à suivre et auquel il ne faut déroger. Voici quelques exemples :

  • Il faut éviter à 99 % des cas les verbes conjugués en fin de ligne
  • Il faut réduire au maximum les articles en fin de ligne (le, la, un…)
  • Ne pas placer des mots de deux signes en fin de ligne (au, en, ou…)
  • Il faut alterner la longueur des phrases (si la première est longue, la suivant doit être courte)
  • Les verbes « pouvoir », « permettre » et « faire » sont à bannir des articles.
  • Les mots « aujourd’hui », « maintenant » et « d’ores et déjà », ne peuvent être présents dans les articles car le magazine est mensuel, donc le mois prochain ce ne sera plus d’actualité.

Autant dire que les trois prochains mois vont être intensifs ! Le petit plus qui met la pression : quand je corrige un article, personne ne relit après moi. C’est le principe de confiance. Mais pour chaque doute j’appelle au secours ! En effet, une correction typographique dans le cadre de l’université est totalement différente dans le monde du travail. Et cela vaut pour tous les corps de métiers.

Dans tous les cas, ce que je fais me plaît, ma curiosité est insatiable et quoi de mieux que d’apprendre sur le terrain ?

Rédigé par Camille Lejay

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