Dystopies de trop ?

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Depuis quelques temps, je m’intéresse et m’attarde de plus en plus à la littérature pour « jeune adulte » ou « adolescence », on ne sait comment la décrire. Le fait de travailler en librairie me permet de voir quelle littérature s’offre aux jeunes lecteurs. En observant les rayons il s’avère que les œuvres sont contraintes à certaines limites. Premièrement, le roman est le genre littéraire par excellence et semble être le seul exploité pour les jeunes adultes. De plus les romans sentimentaux, les polars et les dystopies semblent occuper la totalité du champ littéraire pour les adolescents et jeunes adultes. Un manque de diversité qui appauvrit cette littérature, qui a déjà du mal à se faire reconnaître en tant que telle…

Un des exemples les plus flagrants reste la dystopie. Nous connaissons tous Hunger Games, Le Labyrinthe, Divergente, U4 (seule production française qui arrive à tirer son épingle du jeu, parmi toutes ces productions anglo-saxonnes) pour les plus connues et Phobos, Ellana, ainsi que Survivre et j’en passe, qui ont connu un important succès en librairie ainsi qu’au cinéma. Apparue grâce à l’emblématique Le meilleur des Mondes par Aldous Huxley au XXème, elle est revenue en force en littérature pour adolescent avec Hunger Games en 2008, et elle connaît depuis un succès grandissant. La dystopie est un genre littéraire présentant les aventures d’un héros ou héroïne adolescent leader de groupe d’adolescents (oui les adultes y sont rares ou du moins peu de leur côté) affrontent un monde en périple fantastique ou de science-fiction, face à des adultes entravant leurs libertés. Ils font preuves de courage afin de se défendre et survivre dans ce monde presqu’apocalyptique où la violence, la mort, et les systèmes totalitaires répressifs sont omniprésents et où le bien et le mal y est très représentatif. Forts de leurs succès en librairie et autres points de vente, leurs adaptations télévisuelles et cinématographiques se multiplient, de trilogies en trilogies augmentant le succès de ce genre.

Que d’éléments et de structures narratifs qui se répètent d’œuvres en œuvres. Je pointe ici les dystopies qui semblent composer l’ensemble de la « rentrée littéraire jeune adulte », si rentrée littéraire il y a, au vue des nouveautés et des propos que j’ai pu recueillir de certains professionnels du livre. Les auteurs sont-ils en panne d’inspiration ou le copié-collé est-il à la mode ? Les jeunes lecteurs en sont encore et toujours demandeurs mais n’y a-t-il pas une trop grande redondance ? Dans mon cas, les libraires sont claires, la littérature de jeunesse se divise en dystopies et en romans sentimentaux. A quand la nouveauté ?

Rédigé par Claire Lebreton

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