Qui se lit, s’écoute : le livre audio

Voici une autre façon de vivre des histoires et de s’évader. Le livre audio n’est pas destiné qu’aux aveugles et malvoyants, même si c’était le but premier, ni qu’aux enfants. Vous voulez en savoir plus j’imagine ? Alors c’est parti !

Dès la création du phonographe en 1877, son inventeur, Thomas Edison, pense déjà à enregistrer des œuvres littéraires pour les malvoyants et les aveugles. Seule ombre au tableau : le temps d’enregistrement qui se limite aux textes courts. Mais c’est aux États-Unis que le livre se développe, en 1930, suite à la première Guerre Mondiale qui a blessé de nombreux vétérans. C’est alors que le poème Le Corbeau, d’Edgar Allan Poe se voit enregistré. C’est dans les années 1990, que le livre audio prend un autre tournant : celui de MP3, qui détrône les cassettes (vous savez, c’est rectangulaire avec deux petites bobines de fil au milieu ? Oui, oui, je sais, ça remonte à loin et les CDs. À cette même période, le grand éditeur américain spécialisé Audible fait son apparition.

Logo d'Audible

Aujourd’hui, la vente des livres audio aux États-Unis est de 10 %, et le plus grand consommateur européen est la Suède (15 %). Et nous français, pourquoi avons-nous honte d’écouter ces œuvres qui utilisent les mêmes mots que sur le papier et pour les autres, de le dire ? J’ai bien dit honte car selon un article du Monde publié en 2014, seulement 1 livre audio sur 100 est vendu.

« Ô livre papier ! Ta noblesse m’est importante. » Voilà ce que nous pensons. Nous sommes trop attachés au papier et méprisants vis-à-vis de l’audio qui est vu comme un divertissement principalement tourné vers les enfants, les personnes atteintes d’un handicap et les paresseux. Ne pouvons-nous donc pas aider cette manière différente de lire à remonter dans notre estime ? Certes, les œuvres littéraires sont restreintes et peu variantes, la littérature classique et philosophique dominant.

Quel avenir pour le livre audio ? Sachez qu’une soixantaine de maisons d’édition se consacrent à ce marché, notamment les Éditions VDB pour les romans grand public, Actes Sud Junior pour les livres jeunesse, mais aussi Flammarion et Gallimard. Une nouveauté : e-Dantès travaille sur un projet de liseuse qui donnerait la possibilité d’alterner entre lecture visuelle et la lecture audio. Grâce à la dématérialisation, les coûts d’impression n’existent plus, ainsi, les éditeurs tentent de mettre le prix du livre audio égal au livre papier. Un prétexte idéal pour s’y mettre. C’est aussi l’occasion de redécouvrir une œuvre.

Le saviez-vous ?

  • Les plus gros succès des livres audio sont Millennium, Twilight et Harry Potter.
  • L’auteur Pierre Lemaître a lui-même enregistré son ouvrage Au Revoir Là-Haut, qui plus est, se trouve être le Goncourt 2013.
  • Toutes les œuvres littéraires méritent reconnaissance, ainsi l’association Plume de Paon a créé un Prix Littéraire dédié au livre audio.
  • Audiolib est une maison d’édition dédiée à ce marché et créée par Hachette, Albin Michel et Bertelsman.
  • Écouter, c’est gagner du temps : un livre qui se lirait habituellement en 20 heures correspond à une durée d’écoute de 15 heures.

L’article vous a donné envie de vous familiariser avec le livre audio ? Alors vous pouvez vous en procurer sur internet tout comme chez les libraires qui, malheureusement, ne mettent pas ce rayon en valeur… Alors chinez dans un coin et je suis certaine que vous trouverez !

Rédigé par Camille Lejay

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