Table ronde « Lorsque l’identité est une blessure »

Photo des trois correctrices avec le recueil
Les trois correctrices : Anaïs, Romane et Camille

En ce mois de rentrée littéraire, la librairie Kléber organise Les Bibliothèques idéales : dix jours de rencontres avec des auteurs dans tout Strasbourg. Pour la première fois cette année, le prix Louise Weiss fait partie de l’événement à l’occasion d’une table ronde sur l’identité et la blessure. Le prix Louise Weiss est un prix littéraire étudiant de l’Université de Strasbourg. Écrit par des étudiants de tous horizons, il distingue depuis trois ans les meilleures nouvelles. Après les thèmes de la rencontre et de la résistance, l’édition 2016 a proposé aux étudiants de réfléchir sur celui de la blessure. Le jury a sélectionné dix nouvelles parmi celles présentées, et les a soumises au vote des étudiants. À l’issue de ce choix, un recueil a été publié par les Presses universitaires de Strasbourg. Les étudiants de première année du Master Métiers de l’édition ont participé à ce projet en corrigeant les dix nouvelles et en faisant la mise en page du recueil, mais ce n’est pas tout…

Photo de Maëlle et Sandrine, qui ont mis le recueil en page
Maëlle et Sandrine, qui ont mis le recueil en page

Cette table ronde sera pour les étudiants du Master qui prendront la parole, l’occasion de présenter l’édition 2016 et de mettre en voix les textes lauréats. Trois auteurs seront présents à leurs côtés pour aborder ces thèmes : Magid Cherfi viendra présenter Ma Part de Gaulois, Velibor Čolić son roman Manuel d’exil : Comment réussir son exil en trente-cinq leçons et Nahal Tajadod son roman Les simples prétextes du bonheur. Tous mêlent subtilement le questionnement sur notre identité, par nous-mêmes ou imposé par autrui.

Couverture du recueil La Blessure

Concernant La Blessure, « Je suis dans le tram », de Manon Tendil a gagné cette année le premier prix, « Le grand Séquoia comprendra » de Clémentine Kalmbach, le second, « Les doigts de l’homme » de Suzon Lejeune, le troisième. La nouvelle « Brith » écrite par Nathaniel Hayoun a quand à elle remporté le prix du jury. Ce sont ces quatre premiers écrits qui ouvrent le recueil et témoignent déjà de la diversité des styles réunis dans l’ouvrage.

Les blessures évoquées sont celles commises par les attentats, par les ruptures amoureuses, celles de la Nature qui ébranle les corps en passant par celles rituelles de la circoncision ou du tatouage. Visible ou indicible, parfois métaphysique et innommable voire inconsciente, elle est présente sous toutes ses formes et donne à la plume un effet libérateur. Dans tous les cas, la reconnaître est souvent salvateur et permet de se reconquérir, de trouver sa place dans le monde, comme une aide pour définir sa propre identité. Certains étudiants ont fait le choix de proposer une fin ouverte, laissant au lecteur la possibilité d’imaginer la suite ; d’autres ont choisi de les clore fermement en posant le doigt là où ça fait mal. Si la blessure fait peur par son B cassé, le recueil, en l’apprivoisant, en fait quelque chose de beau, témoignage de l’imagination et du talent des étudiants.

Nous vous invitons à venir nombreux le vendredi 16 septembre à 17h30 à L’Aubette pour cette table ronde « Lorsque l’identité est une blessure qui se referme comme un piège » où vous découvrirez trois auteurs de talent et dix étudiants qui le sont tout autant !

Rédigé par Savannah Genvrin et Romane Brune

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