Leonard Cohen, l’écrivain

Voilà un peu plus d’un mois que Leonard Cohen nous a quittés, laissant un vide dans le paysage musical international. Cet article est l’occasion de découvrir une facette de Leonard Cohen que vous ne connaissez peut-être pas encore.

Vous avez sûrement déjà entendu résonner les airs de Suzanne, Hallelujah ou encore Everybody Knows, mais qu’en est-il de Let Us Compare Mythologies, Beautiful Losers ou encore Book of Longing ? Inutile de lancer une recherche sur Spotify, ces titres seront introuvables sur une plateforme musicale. Essayez plutôt de faire un tour chez votre libraire le plus proche…

En effet, avant de se lancer dans la musique, Leonard Cohen a d’abord mené une carrière littéraire dans son pays natal, le Canada. Durant ses études supérieures, Cohen commence à publier ses textes en vers dans la revue d’étudiants CIV de l’université de McGill. Il gagne même la Chester MacNaghten Literary Competition organisée par le département d’anglais en 1951. A vingt-deux ans, et après avoir obtenu son diplôme, il publie son premier recueil de poèmes Let Us Compare Mythologies, édité par McGill Poetry series. Cependant c’est son second recueil, The Spice-Box of Earth, publié en 1961 chez McClelland & Stewart Limited, qui est acclamé par la critique et dirige le feu des projecteurs sur lui.

Jusqu’en 1966, Leonard Cohen continue d’écrire de manière prolifique, publiant des recueils de poésie ainsi qu’un roman. Toutefois, des textes d’un autre genre commencent à être griffonnés dans ses carnets. Des textes poétiques… accompagnés d’une mélodie. Leonard Cohen se transforme alors en auteur, compositeur et interprète et sort en 1967 son premier album Songs of Leonard Cohen. Cette entrée tardive, à l’âge de trente-trois ans, dans le monde de la chanson a beau surprendre ses contemporains, elle n’est que légitime pour cet artiste canadien dont la musique a fait partie intégrante de sa jeunesse.

On retrouve dans ses compositions la musicalité de sa poésie avec ses talents de versificateur et la construction d’une structure narrative mettant en place une véritable histoire au sein de chaque titre. Que ce soit dans la littérature ou dans la musique, Leonard Cohen reste toujours fidèle à ses thèmes de prédilection : la religion, les relations humaines, la sexualité ainsi que la chanson comme catalyseur de la dépression. Tout au long de sa carrière, il s’adonne à l’écriture d’une poésie qu’on peut aussi bien lire que chanter. L’écrivain et le chanteur se répondent et se complètent, car après tout, de la musique à la poésie, il n’y a qu’un pas.

Pour les non-anglophones souhaitant découvrir cet autre aspect de Leonard Cohen, l’intégralité de ses œuvres littéraires publiées après 1966 a été traduit en Français, comme par exemple Le Livre du désir paru en 2008 chez Le Cherche midi ou Jeux de dames paru en 2002 chez Christian Bourgois éditeur.

Rédigé par Roxane Halbwax

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