Eh bien dansez maintenant!

Les Misérables, le Fantôme de l’Opéra, le Rouge et le Noir, Notre-Dame de Paris… Autant de comédies musicales qui reviennent cet hiver ou au printemps en France, parmi les plus populaires, et qui sont tirées d’un livre. Victor Hugo, Stendhal, Shakespeare… Ils ont tous inspirés le spectacle musical. De Paris à Broadway, les écrivains ne cessent de nourrir la scène. Les Misérables est la comédie musicale phare de Broadway, d’autres spectacles cultes sont aussi tirées d’ouvrages littéraires : l’Éveil du printemps, pièce de théâtre allemande, West Side Story et Roméo et Juliette sortent tout droit du monde shakespearien, le Fantôme de l’opéra est à l’origine une œuvre de Gaston Leroux, Oliver Twist a été adapté, Cats s’inspire de l’Old Possum’s Book of Practical Cats et d’autres poèmes de T.S. Eliot… Mais d’où vient cet engouement et comment passe-t-on d’un livre à une comédie musicale ?

Pour passer d’un livre à une comédie musicale se pose bien sûr la question des droits d’auteur. Pour la plupart des comédies citées plus haut, étant donné qu’elles sont tirées du livre d’un auteur décédé il y a plus de 70 ans, pas besoin de payer de droits, bien que demeure le droit moral des descendants de l’auteur. Si l’œuvre n’est pas encore tombée dans le domaine public, il faut payer des droits, souvent assez chers, pour pouvoir la reprendre, ce qui est probablement une des raisons pour lesquelles on s’inspire beaucoup plus de classiques anciens que d’œuvres contemporaines. Dès lors, des compositeurs, des chorégraphes et des scénaristes s’emparent du livre pour l’adapter à la scène musicale.

L’intérêt de cette démarche pour le spectacle vivant est bien sûr d’avoir déjà un matériau à travailler et donc de ne pas avoir à créer tout un univers avec des personnages, un scénario, etc. Même s’il reste beaucoup de création pour adapter ce livre à la scène, les auteurs disposent déjà de certaines bases tangibles pour commencer le travail. Pour les éditeurs, cela permet de faire connaître le livre à une plus large proportion de population au niveau mondial (l’œuvre de Victor Hugo aux États-Unis grâce à Broadway, par exemple) et donc de vendre plus d’ouvrages, voire pour les maisons à l’étranger de ressortir des traductions. Faire revivre le livre par la comédie musicale, un pari osé, mais largement relevé par Broadway et le monde de la création en général.

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