« Qui m’aime me lise » au Salon du livre de Montreuil

Flammarion jeunesse, Gallimard, L’école des loisirs, mais aussi Callicéphale, Tom’poche ou encore Talents Hauts, toutes ces maisons d’édition se sont réunies à l’occasion du 34ᵉ salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Le salon a ouvert ses portes mercredi 28 novembre au matin pour les refermer six jours plus tard, lundi 3 décembre au soir. Près de 180 000 visiteurs, 450 exposants, des centaines de rencontres et des milliers de dédicaces : une superbe foire qui attire, séduit et émerveille petits et grands.

Le salon

Encore endormi, le salon s’éveille chaque jour une heure avant l’ouverture. Les éditeurs prennent un café dans la salle VIP. Une voix atypique annonce avec humour la météo :  « belle journée avec quelques nuages d’enfants » ainsi que le décompte avant l’arrivée du public. Enfin, les stands sont découverts, les lumières allumées et les marges calculées ; à 9 heures (10 heures le dimanche), les éditeurs et leurs équipes sont prêts.

Le dernier jour est sans aucun doute le plus éprouvant pour les maisons d’édition : lorsque les portes se referment sur le dernier visiteur, d’impressionnantes piles de livres se profilent sur les tables et les employés, munis d’une motivation sans faille, débutent une longue soirée de rangement. Il faut mettre les ouvrages en carton et les expédier soit au distributeur soit au bureau de l’éditeur.

Le public 

Durant les deux premiers jours, ce sont les écoles qui affluent à travers les allées. Des flots d’enfants, précédés de leurs enseignants, pénètrent dans le salon, ébahis par le nombre incalculable d’ouvrages qui s’étale devant eux. Les écoliers parcourent les stands avec des yeux furtifs à la recherche d’un livre à un prix abordable, qu’ils pourront se payer grâce au « Chèque Lire », lequel équivaut généralement à 8€. Difficile de se limiter à un seul ! Heureusement, les spécialistes du livre sont là pour les conseiller dans leur choix : un roman d’aventure pour cette jeune fille, une bande dessinée humoristique pour ce garçon ou encore un bel album illustré pour cette fillette.

Des étudiants se promènent, un carnet à la main, prenant des notes sur le déroulement du salon tandis que d’autres préfèrent discuter avec les acteurs de l’événement. Comme en pleine chasse au trésor, certains enfants tournent le plan du salon dans tous les sens et finissent par demander, timidement, qu’on leur indique le stand convoité. Même si le salon s’inspire de la logique d’un jeu d’échec, avec des pancartes couplant une lettre et un numéro pour chaque stand, bon nombre de visiteurs cherchent désespérément leur chemin. Certains, désireux de trouver la sortie, oublient même à quel étage ils se trouvent.

Certains adolescents sont à la recherche d’éditeurs, d’auteurs ou encore d’illustrateurs afin de compléter les questionnaires qu’ils doivent remplir pour l’école. Quelquefois, des questions pertinentes sont posées et donnent lieu à des discussions intéressantes : « Un auteur peut-il publier un livre tout seul ? » ou encore « Comment l’éditeur trouve-t-il un illustrateur ? »

Le week-end, le salon accueille une majorité de familles. A tour de rôle, enfants et parents s’entraînent vers les livres. Certains n’hésitent pas à emprunter un album afin de le lire, charmés par une histoire extraordinaire ou par des illustrations chatoyantes. D’autres sont en quête d’un ouvrage en particulier. Nombre de familles semblent venir au salon sans but précis, simplement pour déambuler au beau milieu des albums jeunesse. Une sortie familiale des plus agréables, malgré une foule des plus assourdissantes. Des livres pop-up, des livres à découper, à colorier, le champ des possibles est bien vaste.

Lundi, le nombre de visiteurs se réduit considérablement : il s’agit de la journée des professionnels. Enseignants, libraires ou encore bibliothécaires composent cette fois-ci la foule. L’atmosphère entière du salon est métamorphosée : plus de cris, de rires ou de groupes d’enfants. C’est le tour des adultes, un sac en papier à la main pour récupérer les catalogues des éditeurs et un téléphone dans l’autre pour photographier les livres souhaités. Le regard sur les ouvrages se modifie, les questions posées aux exposants changent. Les visiteurs feuillettent les livres pédagogiques, les livres-cd et considèrent les prix pour les Packs École. Ce jour-là, les éditeurs ont sans doute accompli peu de ventes, mais ce fut une bonne promotion pour ceux qui possèdent des livres éducatifs.

Les dédicaces

Les dédicaces constituent un des événements phare du salon.

De gigantesques files de lecteurs encerclent les stands, notamment pour obtenir un autographe de Claude Ponti ou encore une « petite Lou » de Julien Neel. Loin de cette agitation, certains auteurs attendent patiemment un potentiel lecteur. Dans les queues, quelques visiteurs perdent patience et abandonnent mais la plupart, déterminés, attendent parfois pendant plusieurs heures. Durant ces moments pénibles, des amitiés se créent et donnent naissance à des discussions autour de l’auteur dont la signature est tant convoitée. Il arrive malgré tout que des personnes frôlent l’irrespect en tentant de dépasser les autres, soulevant ainsi des plaintes exaspérées.

On feuillette une dernière page, on achète un ultime album et on quitte cette magnifique foire, ce merveilleux rassemblement de passionnés des lettres, le salon du livre de Montreuil.

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