William Boyd and the utter uncertainty of life

« However much we seem to have it under control, to have every eventuality covered, all risks taken into account, life will come up with something that, as the good book says, ‘disturbs all anticipations’.

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La Résistance italienne mise en roman

Difficile, en France, de parler de la Deuxième Guerre mondiale sans penser à la Résistance. En effet, de 1940 à 1944, les mouvements et réseaux clandestins ont lutté pour la Libération. La littérature française a d’ailleurs été un témoin de cette bataille civile : Paul Eluard, Elsa Triolet, Louis Aragon… Autant de noms que nous connaissons et qui sont liés à ce morceau d’histoire française.
Pourtant, la France n’est pas le seul pays à avoir résister. La littérature de la Résistance existe aussi en Italie.

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Petits riens pour jours absolus : la poésie contemplative de Guy Goffette

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Car il n’y a pas que les romans dans la littérature, aujourd’hui, nous vous faisons découvrir un recueil de poèmes.

Guy Goffette est un poète et écrivain belge, né en 1947. Il a exercé de nombreux métiers, souvent lié à la lecture, enseignant, libraire, lecteur en maison d’édition, et écrit de la poésie depuis longtemps. Avec plus de vingt recueils publiés, récompensés par plusieurs prix dont, en 2010, le Prix Goncourt de la poésie, il n’en est pas à son coup d’essai.

Petits riens pour jours absolus est un hommage à toutes ces petites choses qui composent notre vie et à côté desquelles nous passons très souvent sans les voir. Le poète nous invite à porter un nouveau regard sur ce qui nous entoure, à remarquer l’importance des gens auxquels on tient, la beauté d’une feuille qui tombe, ou le regard d’un inconnu. Loin de l’effervescence du monde d’aujourd’hui, ce recueil nous montre combien il est important de profiter de la vie jusque dans les plus petits moments qui la construisent.

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Le recueil est toutefois marqué par une certainenostalgie, le sentiment de la fuite irrémédiable du temps le traversant de part en part à la manière d’un fil conducteur. On le retrouve dans l’évocation symbolique des saisons, le printemps encore prisonnier du froid hivernal laissant la place à un été marqué par les souvenirs de voyage.

Cette esthétique n’est pas sans rappeler celle des haïkus, une forme poétique courte venue du Japon. Guy Goffette n’y est en effet pas étranger, mais ses poèmes ne sont pas des haïkus et ne sont jamais revendiqués comme tels. S’inspirant de cette forme poétique, ils conservent cependant leur singularité. On se laisse séduire par sa poésie contemplative, sans abstraction ni grandiloquence, portée par un art du silence et du contretemps.

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Si vous appréciez les poètes de la Modernité, la partie « Dilectures et compagnie », qui revisite l’œuvre de certains, fera votre bonheur. Sinon, cela peut être l’occasion d’une belle découverte !

Pour décider si l’aventure vous tente, nous vous quittons sur un court poème :

« L’été dans le brouillard

a perdu ses oiseaux

ses arbres ses fontaines

Le silence lui parle

un langage de neige

qui fond tout doucement

et nous ouvre les yeux »

Aude Federspiel, Coralie Jeannot & Jeanne Bucher

Orgueil et Porcelets

Viscéral. C’est le mot qui s’échappe des lèvres de celui qui referme Règne animal, le nouveau roman de Jean-Baptiste Del Amo, publié chez Gallimard dans sa célèbre collection blanche. L’auteur toulousain n’en est d’ailleurs pas à son premier coup d’essai ; après les succès de ses romans Une éducation libertine (2008) et Pornographia (2013) qui a reçu le Prix Sade, également publiés chez Gallimard, Jean-Baptiste Del Amo signe un roman où violence, malaise, et lyrisme se mêlent.

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En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut

“Mes parents dansaient tout le temps, partout. Avec leurs amis           Article Bojangles      tous les deux le matin et l’après-midi. Parfois je dansais avec eux. […] Sur la commode du salon, devant un immense cliché noir et blanc de Maman sautant dans une piscine en tenue de soirée, se trouvait un beau et vieux tourne-disque sur lequel passait toujours le même vinyle de Nina Simone, et la même chanson : “Mister Bojangles”. C’était le seul disque qui avait le droit de tourner sur l’appareil, les autres musiques devaient se réfugier dans une chaîne hi-fi plus moderne et un peu terne. Cette musique était vraiment folle, elle était triste et gaie en même temps, et elle mettait ma mère dans le même état. Elle durait longtemps mais s’arrêtait toujours trop vite et ma mère s’écriait : “Remettons Bojangles !” en tapant vivement dans ses mains.”

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