Sexualité et société

Lors du festival strasbourgeois les Bibliothèques idéales, Leïla Slimani est venue parler de son nouveau livre, Sexe et mensonges, sorti le 6 septembre.

Publié par Les Arènes éditions, ce projet s’est construit autour de rencontres avec ses lectrices. Les femmes se sont confiées à l’auteure,  lors de rencontres de hasard, spontanées, racontant leurs secrets et leur vie intime après la publication de son premier roman Dans le jardin de l’ogre. De ces dialogues sur la vie sexuelle des femmes et leur rapport au corps est née cette idée. L’obsession de Leïla Slimani, elle l’avoue elle-même, est de travailler sur la sexualité marocaine.

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All hail the King!

Les années passent, le succès reste pour le maître incontesté de l’horreur. Après plus de 56 romans, 10 recueils de nouvelles, des essais, des bandes dessinées et autres, Stephen King a toujours autant d’inspiration.

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Back to school : les éditions Hatier

Vous souvenez-vous de vos manuels de collège ? Ce papier glacé, ces couvertures souples, et les commentaires laissés par d’anciens élèves dans les marges ?

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Petites anecdotes d’outre-Manche !

Comme le master vous l’a appris ces dernières semaines, nous revenons de nos stages ! Vous avez pu entendre parler des merveilles qui regorgent la librairie Shakespeare and Company à Paris, des découvertes historiques sous le soleil grec, de la librairie Quai des Brumes à Strasbourg ou encore des secrets de la culture canadienne. Moi qui ai eu la chance de faire mon stage à Londres, une ville avec un passé littéraire si chargé je vais donc vous parler … d’Oxford !

Lecteurs de fantasy, peut-être mes révélations n’en seront pas néanmoins restez avec moi pour que je vous compte mes découvertes sur la petite mais prestigieuse ville d’Oxford.

La première de ces révélations fut en réalité faites à Londres, dans les salles de lecture très guindées de la British Library à Londres, quand je découvris l’existence des Inklings. Les Inklings sont un fameux groupe d’écrivains qui se réunissaient dans un pub, The Eagle and Child à Oxford tous les mardi soirs, pour défendre le genre fantastique ou se lancer des défis ayant plus ou moins attrait à la lecture. Ce pub fut témoin de la naissance des deux plus grands chef d’œuvre de la fantasy car le club comptait en son sein les célèbres J.R.R. Tolkien et C.S. Lewis qui lisaient à l’époque des passages du Monde de Narnia et du Seigneur des Anneaux aux Inklings.

C’est donc sans surprise que l’auteur, bien qu’irlandais et donc lourdement inspiré des paysages du Nord de l’Irlande, s’inspire aussi des lieux majestueux qu’il fréquente durant ses études. C’est pourquoi on retrouve dans les rues d’Oxford un bon nombres d’éléments cruciaux qui ont façonné Le Lion, la sorcière blanche et de l’armoire magique.

C’est en « m’invitant » à une visite guidée, que je découvris que malgré tous le génie de l’écrivain, il n’avait tout de même qu’à se planter devant cette porte-là, avec ces encadrements-là, pour avoir deux de ses personnages principales. Vous reconnaitrez donc sur la porte Aslan, le lion et roi de Narnia et M. Tumnus, faune dévoué à Lucy Pevensie. Cette porte est celle qui mène au Brasenose College et qu’il voyait à chaque fois qu’il se rendait au pub après les cours qu’il enseignait au Magdalen College.

Et puisque l’auteur est un sentimental, devant cette porte il a tourné la tête et vu ceci et n’a pas pu s’empêcher de l’ajouter à son livre comme vous pouvez le voir sur la deuxième image :

« This is the land of Narnia, where we are now; all that lies between the lamp-post and the great castle of Cair Paravel on the eastern sea. »

―Mr. Tumnus, ‘The Lion, The Witch and The Wardrobe’

Plus récemment, c’est une auteure qui s’inspira de cette ville étudiante. Beaucoup attribue à Edinbourg l’inspiration de J.K. Rowling, ce qui est exact je ne le nie pas, cependant la fameuse scène dans la bibliothèque interdite dans le premier tome de la saga Harry Potter, Harry Potter à l’école des sorciers, vient tout droits des collèges ancestraux d’Oxford. Harry cherche alors des informations sur la pierre philosophale et se rend dans cette « section interdite » quand il tombe sur un ouvrage qui hurle littéralement car une tête en sors, quand il l’ouvre. Ceci est la version améliorée car en réalité cette section « interdite » se trouve derrière la porte que vous pouvez voir dans la photo ci-dessous, et lorsque quelqu’un s’y introduit c’est en fait une alarme stridente qui retentit. Tout aussi efficace pour faire accourir leur propre version de Rusard, un bibliothécaire mal luné, selon les dires de notre guide.

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©Lisa Carré 2017

Une autre salle est utilisé dans l’un des films comme l’infirmerie sous la direction de cette chère Mme Pomfresh. La scène avec les escaliers qui bougent a aussi été tournée à Oxford.

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©Lisa Carré 2017

 

Quant à l’arrivée des premières années à Poudlard, c’est également une parodie de l’accueil des nouveaux étudiants dans leur collège respectif. Tous vêtus dans leurs uniformes, ils sont conduits par petits groupes dans une salle où les attend le directeur. S’ensuit un discours en latin entre le directeur et le chef du groupe, où tous les noms des élèves sont évoqués et où le directeur les accueille brièvement avant de les chasser pour faire passer les deux-milles étudiants suivants.

Pour les afficionados de légende arthurienne, sachez qu’Oxford Castle, un des plus vieux bâtiments d’Angleterre est aussi le lieu de « naissance » du roi Arthur. C’est en effet le lieu où Geoffroy de Monmouth a écrit Historia Regum Britanniae, à la demande du roi Henry I, dont Arthur est un peu la vedette puisqu’il y considère une bonne partie de l’ouvrage. Bien que très lourdement édité, et très peu authentique, c’est néanmoins le début du personnage d’Arthur comme nous le connaissons.

S’il y a une leçon à retenir c’est que tout auteur en panne d’inspiration devrait venir visiter Oxford pour y remédier. Il est vrai qu’en la voyant, il est impossible de ne pas être incité à écrire. C’est une ville d’un incroyable beauté, vibrante et tellement ancrée dans des traditions qui nous paraissent si étranges qu’on se croirait vraiment dans un autre monde… ou une autre époque.

Rédigé par Lisa Carré

Wab Kinew, un auteur au service de la communauté autochtone

Cette année, j’ai eu la chance non pas seulement de faire mon stage chez Mémoire d’encrier à Montréal au Québec, mais aussi de découvrir une toute nouvelle littérature : la littérature autochtone. Poétique, empreinte de culture et d’enseignements spirituels, les éditions Mémoire d’encrier (qui ont fêté leurs 15 ans), dont la volonté est de donner la voix aux littératures les plus diversifiées, ont pris l’audacieux pari d’en faire leur ligne éditoriale. Je vous propose aujourd’hui de découvrir un des auteurs qui m’a le plus marqué.

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