Johann Bresson 

Originellement, je voulais travailler dans le milieu de l’édition indépendante et en particulier dans la bande dessinée. C’est un domaine qui continue de m’intéresser mais je ne suis pas assez idéaliste pour m’investir à fond dans ce projet car j’ai le sentiment que de nombreuses personnes donnent beaucoup d’elles-mêmes pour peu de résultats… J’ai également été extrêmement déçu par ce milieu qui est extrêmement commercial. Il l’a surement toujours été mais il est clair que le profit est le but premier de la majorité des éditeurs. La qualité, la promotion d’auteurs riches en termes littéraires et ingénieux en termes d’idées ne sont clairement plus que des objectifs secondaires. De plus, l’édition est majoritairement centralisée à Paris. N’appréciant pas cette ville, j’ai même sciemment évité de faire mon stage de deuxième année là-bas et c’est là que j’ai définitivement compris que je m’étais trompé dans mon orientation. J’ai été déçu par le master et par le monde de l’édition de manière globale. Actuellement je suis assistant-d‘éducation dans un collège et je prévois de passer le CAPES documentaliste.

        Bérénice Glanger 

Pour ma part je suis actuellement libraire dans une grande librairie indépendante dans le 5e arrondissement de Paris pour un CDD de quatorze mois. J’ai terminé mon master en 2014 et n’ai pas trouvé d’emploi dans l’édition jusqu’à présent malgré des études du DUT au M2 entièrement dédiées à l’édition et quasiment deux ans de stage. Pendant un an après le master j’ai travaillé dans un lieu touristique et ai été au chômage pendant cinq mois avant de décrocher un contrat en librairie. Contrat que je ne souhaite pas renouveler ensuite. J’ai eu très peu d’entretiens durant cette période.
Je pense m’inscrire à un second M2 dans le master politiques éditoriales de Villetaneuse qui est très réputé afin de me laisser une dernière chance de percer dans l’édition.

Claire Gerthoffert

À la fin du master j’ai intégré l’équipe de rédacteurs web d’un magazine en ligne spécialisé où j’ai par la suite été embauchée comme attachée de presse en agence. J’occupe actuellement toujours ce poste. 

  Florence Brobeck

Pour ma part, je n’ai pas persévéré dans le monde de l’édition ; je suis actuellement une formation BPJEPS dans l’animation culturelle.

                                                                                             

                                                                                            Aline Debenath  

J’ai toujours été intéressée par le développement numérique et j’ai fait en sorte de suivre des cours d’informatique et des formations supplémentaires lors de mes deux années de master. Fin janvier 2015, j´ai été embauchée chez Albin Michel après deux entretiens pour un poste de neuf mois en tant que secrétaire d’édition numérique. J’ai donc déménagé à Paris et j’ai intégré cette grande maison qui m’a beaucoup appris. Neuf mois plus tard, j’ai trouvé un autre emploi pour le groupe Média-participations et je gère à présent l’interface et le processus d’archivage de quatre maisons d’édition et les corrections graphiques et techniques des réimpressions. J’ai été embauchée en CDI après 1 an de CDD en octobre 2016..


Marie Fischbach

Durant le Master Édition, j’ai eu l’opportunité de faire des stages dans le milieu de la bande dessinée, en librairie et en maison d’édition. Après avoir été diplômée, j’ai travaillé dans une librairie généraliste où l’on travaillait en équipe et où l’on se souciait véritablement du client.

En 2015, j’ai décidé de partir en Nouvelle-Zélande pendant un an afin d’améliorer mon anglais et découvrir une nouvelle culture grâce au voyage et au Woofing. Suite à ce voyage, je suis partie en Allemagne, plus précisément à Berlin, pour améliorer mon allemand et travailler dans un autre pays européen. Je viens de trouver un travail dans une start-up pour gérer le service clientèle du marché français.
Le master Édition m’a permis de découvrir une multitude de métiers et d’opportunités professionnelles dont je n’aurai eu jamais connaissance auparavant. Le réseau que l’on se crée à travers ses différentes expériences – aussi différentes qu’elles soient – est essentiel. Lors de ma deuxième année de master en 2013, j’ai d’ailleurs organisé un espace dédié à la micro-édition avec une autre élève, Marie Marchal, suite à une présentation du Salon du Livre de Colmar aux élèves du master. Nous l’organisons toujours depuis, sous la bannière de notre association Sous le clavier, la page, créée en 2015.
J’espère ainsi continuer à promouvoir la micro-édition à travers notre association et d’autres actions menées à l’international.

Marie Marchal

Pour ma part le master a eu de grandes répercussions sur mon orientation professionnelle, car tout mon parcours découle plus ou moins directement des recherches effectuées dans le cadre du mémoire théorique demandé en M2, qui avait pour sujet l’édition indépendante. 

Diplômée en juin 2014, j’ai travaillé de septembre 2014 à mai 2015 en tant qu’assistante commerciale au salon du livre de Paris. Mon boulot consistait à seconder les commerciaux chargés de vendre les espaces d’exposition aux éditeurs, aux collectivités et aux pays souhaitant participer au salon.
J’ai continué à organiser l’Autre Salon, espace dédié à la microédition au salon du livre de Colmar, projet récupéré durant la période du master. De stagiaires nous sommes passées (avec Marie Fischbach, puis rejointes par Marie Beckrich, également étudiantes de l’Unistra) à responsables de l’organisation au sein de notre association créée pour l’occasion : Sous le clavier, la page, qui a pour objectif d’assurer la promotion des micro-travailleurs du livre et les alternatives indépendantes en général.
Depuis mars 2015, je travaille à la création de la coopérative d’éditeurs indépendants ÉDITindé ; je me suis formée à l’économie sociale et solidaire (ESS) et ses enjeux à l’Atelier à Paris (aujourd’hui malheureusement dissout). Le congrès des Scop se tenait d’ailleurs à Strasbourg en novembre dernier. Nous avons plusieurs projets, notamment événementiels, pour mettre en avant et sensibiliser le grand public ainsi que l’interprofession aux problématiques de l’édition indépendante.
Depuis février 2016 je suis coordinatrice éditoriale à mon compte : j’effectue des travaux de relecture, correction, réécriture pour diverses structures. Entre mars 2016 et septembre 2016 j’ai travaillé en tant qu’agent de bibliothèque à la Médiathèque de l’ESPE à Colmar. J’ai co-organisé Hors Concours, premier prix dédié à l’édition indépendante, qui a été remis en novembre dernier au CNL. Voilà, je crois que c’est tout, quoique je m’en voudrai de ne pas être honnête : je travaille également à temps partiel en tant qu’assistante d’éducation dans un collège ainsi que vendeuse dans une boutique, pour arrondir les fins de mois.