Camille Conrad 

Je suis née en 1992. Après un bac L, j’ai fait une classe préparatoire littéraire à Metz, en me spécialisant en espagnol. J’ai ensuite rejoint l’université de Strasbourg pour finir une licence d’espagnol, puis j’ai vécu un an en Espagne. À mon retour, j’ai assisté aux cours du master Édition. J’ai effectué mon premier stage pratique en librairie et mon second au Verger Éditeur, où j’ai été embauchée en CDI à l’issue de ma soutenance de stage. J’y occupe le poste d’assistante éditoriale et je suis responsable entre autres des relectures orthotypographiques, de la mise en page, du secrétariat, de la gestion des commandes ainsi que du suivi de relations presse et de la communication.

Delphine Egron  

Je suis entrée dans le master Edition en 2014 après une licence en Lettres modernes à l’université de Strasbourg. J’ai été séduite par l’aspect professionnalisant du master et le nombre de réalisations pratiques proposées. Petit à petit, je me suis intéressée à l’articulation entre texte et image dans la mise en page.
Les interventions, entre autres, des professeurs de la HEAR, madame Risler et monsieur Deloignon, ont été bénéfiques et décisives dans la construction de mon projet et ont développé mon intérêt pour le design graphique et éditorial. A l’issue du master, mon ambition est de créer une revue de photoreportage permettant de rassembler les différentes communautés francophones à travers le monde.

Dans cette logique, j’ai effectué un stage de trois mois à la rédaction web de Lui Magazine à Paris. Cela m’a permis à la fois de me familiariser avec le monde de l’image mais aussi celui de la presse où le rythme de production est différent de celui d’une maison d’édition. Faisant partie d’une équipe très réduite, j’ai eu l’occasion de suivre les tâches du rédacteur en chef au plus près.

Mon stage de six mois s’est, quant à lui, déroulé aux Éditions des Musées de Strasbourg. J’y ai assuré la coordination éditoriale des catalogues d’exposition et ai suivi la production d’un livre ; de l’élaboration du projet à sa commercialisation.
Outre le fait que ce dernier stage a confirmé mon envie de travailler dans le domaine de l’édition d’art, il m’a aussi permis de me rendre compte du dynamisme du secteur culturel en Alsace et d’en rencontrer les principaux acteurs, à travers les nombreux projets collaboratifs entre les Éditions des Musées et la CIL (confédération de l´illustration et du livre).
Depuis ma sortie du master, je poursuis l’élaboration de mon projet grâce à une récente opportunité qui s’éloigne du domaine de l’édition. Depuis novembre 2016, j’effectue un service civique à La Chambre, un espace d’exposition et de formation à l’image à Strasbourg en tant que chargée de diffusion et de promotion des expositions. Cela me permet de me rapprocher de la photographie, de constituer un premier réseau de photographes et de comprendre à la fois l’organisation pratique d’une galerie d’art mais aussi les aspects financiers, administratifs et humains d’une structure associative.

Même si le secteur culturel est très restreint, il reste prolifique en termes de projets, d’ambition et de volonté. C’est cette envie de transmettre et d’éduquer le public au goût de l’art ou à l’enrichissement culturel qui me plaît particulièrement et m’a conduit à poursuivre dans cette voie. J’espère pouvoir rapidement concrétiser mon projet personnel et ainsi devenir moi-même actrice de ce milieu.

   Joana de Andrade Figueiroa

Ayant fait un parcours en Lettres Modernes au Brésil, je me sentais particulièrement encline à intégrer une formation dans l’édition. Le master Édition de l’Unistra m’a permis de connaître la chaîne du livre en profondeur et a confirmé mon intérêt pour le monde des livres. Au cours des deux années de master, les étudiants sont amenés à faire deux stages et à écrire deux mémoires. Pendant la première année, j’ai pu faire un stage de deux mois à la librairie Ehrengarth qui se trouve à Strasbourg. Cela m’a permis de me familiariser avec l’énorme variété de livres produits et de connaître les attentes du public. Mon mémoire a porté sur le livre bilingue sans traduction. Pendant la deuxième année, j’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage de six mois dans le service de cession de droits des Éditions Actes Sud. Une expérience très enrichissante au sein d’une importante maison française qui m’a permis de développer un grand nombre de relations professionnelles. Maintenant de retour dans mon pays, j’ai comme projet d’intégrer une maison d’édition et d’y travailler dans le département éditorial ou bien dans la cession ou l’achat de droits étrangers.

Camille Ragot 

J’ai terminé ma deuxième année de master (en 2016) par un stage de six mois à la mairie d’Épinal dans les Vosges, à travailler sur le dossier des Imaginales. En participant à l’organisation de ce festival de littératures de l’imaginaire (le premier en France sur la fantasy), mon objectif était de préparer mon projet professionnel et d’agrandir mon réseau de contacts dans le secteur qui m’intéresse.

En effet, depuis octobre 2016, je prépare la création de ma maison d’édition spécialisée dans la fantasy, le steampunk et le polar fantasy. Mon entreprise s’appelle Oneiroi (prononcez « Oniri »), en référence aux dieux grecs des songes, du sommeil et des rêves. Si le master m’a bien formée au métier d’éditeur, je dois aujourd’hui me préparer au rôle de chef d’entreprise avec tout ce que cela implique comme responsabilités. Pour m’aider dans la création d’entreprise, je suis accompagnée par le programme PEPITE Bretagne grâce auquel je bénéficie du statut d’étudiant-entrepreneur et suis un diplôme d’université (D2E) à Brest. J’ai cours tous les vendredis de novembre 2016 à mars 2017 et consacre le reste de mon temps à la construction de mon projet. Le programme du diplôme d´université comporte des cours de comptabilité, de management, de stratégie numérique, de gestion, etc. Il me permet de compléter ma formation de master mais aussi de ne pas rester isolée. Il nous est souvent rappelé que le plus gros danger pour un entrepreneur est l’isolement car la solitude n’est ni productive, ni encourageante, ni un vecteur de créativité.

Aujourd’hui, je partage donc mon temps entre le montage financier de mon projet (business model, prévisionnel, aides institutionnelles, choix du statut juridique et social…), la préparation éditoriale (recherche et lecture de manuscrits, démarchage d’auteurs, création de maquettes pour les collections, exploitation de mon comité de lecture…) et l’établissement d’une stratégie de communication (recherche d’un diffuseur/distributeur, gestion de la page Facebook, développement de mes compétences graphiques et photographiques, préparation du site internet…)

    Pauline Spielmann 

Après avoir passé mon baccalauréat série littéraire en 2011, j’ai entrepris une licence de Lettres Modernes à l’université de Strasbourg afin d’assouvir ma passion pour la littérature et d’approfondir mes connaissances dans ce domaine. Puis, après m’être intéressée au contenu même du livre pendant trois années, je souhaitais le considérer non plus seulement comme passeur d’un message, d’une idée ou d’une histoire, mais également comme un support qui rassemble plusieurs acteurs en se plaçant dans une perspective plus professionnelle. Quelle sont les différentes personnes qui participent activement à la confection et à la promotion d’un livre, à sa vie ? Quels sont leurs rôles ?

Le master Métiers de l’édition m’a permis d’ébaucher les réponses à ces questions et les différents stages d’en donner des illustrations concrètes. J’ai choisi de faire mes deux stages dans des maisons d’édition qui publient de la littérature française et étrangère. Le premier de trois mois, aux éditions Héloïse d’Ormesson, m’a permis de découvrir les facettes d’une maison d’édition et son organisation. Le second de six mois, aux éditions Joëlle Losfeld, m’a donné l’occasion d’approfondir mes connaissances du service éditorial ainsi que du service de presse.

J’ai terminé mon master en septembre 2016 et je travaille aujourd’hui aux éditions Actes Sud, aux côtés de trois attachées de presse.

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